Une fille, une pilule, des problèmes

Je pense que peu d’entre vous sont passées à coté de la polémique actuelle au sujet des pilules de troisième et quatrième génération. Ca n’est cependant pas de ça que je voudrais vous parler (alors pourquoi cette mini intro ? va savoir) mais plutôt de la relation qui s’est installée avec ma pilule, et les conséquences que cette prise a eut sur moi et sur mon corps.
Un peu d’historique que diable!

Femme lambda prenant une jolie pilule sooo glamourous

Femme lambda prenant une jolie pilule sooo glamourous

Tout a commencé lorsque jeune et florissante, j’ai connu comme beaucoup d’autres le fameux syndrôme pré-menstruel avec mal au ventre et autres joyeusetés, les cycles un peu en mode freestyle et surtout apportant leurs lots de migraines assez insoutenables. En vieillisant, et en apprenant un peu la vie (je ne vous fais pas un dessin, n’est-ce pas?), je me suis dit que prendre la pilule, ça ne serait ptetre pas une bête idée. En plus de me protéger d’un éventuel attrapage de sangsue interne (j’adore les bébés *ironie inside*), ça allait me donner un cycle VRAIMENT régulier et potentiellement des "dégats" (je m’auto-censure histoire de n’effrayer personne) moins importants, du point de vue maux de tête, de ventre, et de flux (voilà, c’est dit) (pardon aux âmes sensibles) (plus tard, je vous parlerez de la mooncup bieeeen en détails sordides).

Donc j’ai pris rendez-vous chez un gygy, qui m’a prescrit ma première pilule. Et pendant de longs mois, ça a été l’idylle parfaite entre elle et moi. Toutes mes attentes étaient comblées. A l’époque, ne fumant pas, ne buvant pas, et m’alimentant comme un petit moineau, les effets bien connus de la pilule comme l’hypercholestérolémie se tenaient à l’écart. Le temps passe, et je me rend compte d’une chose. je suis en effet devenue très sensible émotionnellement. Limite bi-polaire, pouvant être très joyeuse à un moment et finir au fond du trou le moment suivant, m’énervant sur mon entourage. Je me fais une raison : je deviens invivable. Je met ça au début sur le compte de mon partenaire du moment, véritable tyran émotionnel. Puis, un jour, ça fait tilt : et SI ça venait de ma pilule et des effets des hormones synthétiques sur mon petit (devenu plutôt gros entre temps) corps ?
Je décide de l’arrêter et d’attendre mon prochain rendez-vouqs chez le gygy pour lui en parler et demander une autre pilule. Ce que j’ai fait. Mon médecin m’a alors dit que ce genre de choses arrivaient, et qu’il allait me prescrire une pilule plus faiblement doser. Une pilule de deuxième génération avec un joli petit nom (que je tairais).

Je prend mon courage à deux mains et commence la prise de cette nouvelle pilule. Heureuse, au debut je perd 2 kg, tout va bien (cela n’a pas duré, vous vous doutez bien). Je continue tranquillement mon petit bonhomme de chemin. Et sans m’en rendre compte, je redeviens irritable (chéri pouvant le constater), à m’énerver pour un rien, à pleurer toujours pour des broutilles, redevenant "adorable" en quelques minutes. Et surtout, la galère, une perte monstrueuse de libido. Au point de n’avoir envie de rien et de personne. Je crois que vous pouvez imaginer à quel point c’est culpabilisant! J’ai donc décidé, avec l’accord de mon cher et tendre, de l’arrêter pendant un temps indéterminé pour voir si améliorations il y a.

Alors, c’est peut être un effet totalement psychologique, mais depuis je re-vis. Je suis toujours bornée, c’est mon caractère, je n’y peux rien. Mais j’ai l’impression de pouvoir déjà dominer un peu plus mes humeurs (un peu j’ai dit!). Mais surtout, surtout, surtout, retour violent de libido dans ma face! J’ai l’impression d’être un ado prépubère qui découvre ses premiers émois (c’est foutrement agréable si vous voulez mon avis, je retrouve une deuxième jeunesse).
Comme toute flippée de la vie j’ai bien entendu googlé un assortiment de mots clés comprenant pilule et libido et je suis apparemment loin d’être la seule à m’être retrouvée face à ce cas de figure.

Loin de moi l’idée de vous ammener à vous engager sur la même pente. Ca ne fait que 2-3 semaines que j’ai arrété, les effets ne sont peut être que temporaires, ou totalement imaginés par mon cerveau. Bien évidemment, ça demande aussi d’être extrémement vigilant sur la protection (adieux le confort du où tu veux-quand tu veux-ya rien à craindre).

Mais bon sang ce que je me sens mieux !

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14 réflexions sur “Une fille, une pilule, des problèmes

  1. J’ai les mêmes symptômes que toi et j’en venais moi même à penser que c’était due à ma pilule! Mais lire que le changement de pilule n’a rien changé m’inquiète. Je me vois difficilement m’en passer

    • J’avoue, je vis un peu la peur au ventre de tomber enceinte. Mais je me dis que finalement faire vraiment gaffe ç’est pas un si gros désagrément par rapport à l’effet que me fait la pilule. Après, j’ai vu quelques témoignages de filles qui sont très contentes de leur changement de pilule.
      Grosse flemme d’en essayer des dizaines. Et je reste persuadée que les hormones synthétiques c’est vraiment pas top pour la santé, surtout avec l’alcool et la clope (et le surpoids léger).

  2. Je confirme pour la hausse de libido "j’ai l’impression d’être une ado prépubère qui découvre ces premiers émois" lol c’est exactement ça et je te rassure ça dure !! (je l’ai arrêté il y a environs 9 mois). Le preservatif est devenu mon meilleur ami, et franchement quand on l’utilise sérieusement les risques de grossesse sont quand même bien minces ! Au début mon chéri à râlé mais moi j’ai ingurgité des hormones pendant plus de 10 ans donc chacun son tour !!

    • Héhé, en voilà une bonne nouvelle! Et chéri est tout à fait d’accord pour porter des préservatifs, tout-le-temps. Il est bien plus content d’avoir une copine "ouverte". Puis en effet, après avoir passé des années à gober des hormones …

  3. J’ai changé de pilule récemment pour passer à une deuxième génération (oui suite à la polémique) et depuis c’est l’horreur. Je suis insupportable, je ne dors pas de la nuit tellement je suis énervée pour rien et ne parlons même pas de ma libido. Je pense que c’est juste le changement. peut etre que mon corps va s’habituer. Je vais attendre mon rdv chez la gygy pour lui en parler

    • Je ne pense pas être bien placée pour donner des conseils mais si vraiment ça ne va pas, il ne faut pas forcer… C’est quand même pas très bon pour la santé.

  4. Malheureusement il n’existe pas de solution miracle… J’ai tout essayé ou presque, la pilule me réussi très mal, j’ai voulu passer au stérilet (j’ai trouvé une gynéco pas sympa, mais qui acceptait de le poser même si je n’ai pas eu de bébé) et ça a été 10 mois de calvaire, avec des crises de contractions monstrueuses à peu près 2 fois par semaine, jusqu’à ce qu’elle me dise qu’effectivement ça commençait à faire long et que mon corps le rejetait. (Le bon coté des choses, c’est que je n’ai même plus peur de l’accouchement après tout ça) Du coup rebelote sur une nouvelle pilule parce que pas trop le choix. De mon coté, je suis contre les implants, ça revient au même que la pilule, vu qu’il y a diffusion d’hormone, sauf que si ça ne va pas, c’est nettement plus compliqué à arrêter du jour au lendemain.

    Je comprends tout à fait ces sautes d’humeurs et la difficulté de contenir ses émotions… c’est difficile à faire comprendre à l’entourage…

    J’aimerais juste qu’on puisse partager toutes ses galères avec nos bons hommes et qu’ils nous la sortent cette pilule masculine dont on parle tant!

  5. J’ai l’impression de m’y retrouver également… plus je la prend et moins je me sens confiante d’avaler cette merde même si nos mères l’ont fait avant nous… Malheureusement je ne me vois pas l’arrêter car trop peur, à 22 ans j’ai pas envie d’avoir un mini moi. Ma gygy m’avait proposer le patch… mais avoir un truc collé à moi tout le temps je sens que ça va me stresser… et l’implant je ne sais pas trop… une amie l’a et elle est ravie ! et vous ? vous avez déjà testé ou des amies ont testé ?

    • Je me sens toujours un peu mal de conseiller quelqu’un sur un sujet aussi sensible et surtout médical. Il faut juste savoir que le patch, l’anneau ou l’implant, se sont des hormones, comme la pilule. C’est la forme et la façon de l’administrer qui change.
      Une copine à testé le patch il y a quelques années parce qu’elle oubliait sans cesse de prendre sa pilule. Je pense que les autres formes servent surtout à ne pas oublier, et non pas à limiter les effets des hormones.

  6. Ne serais ce pas la *Liloo cette pilule faiblement dosé avec un nom mignon?
    C’est celle qui m’était prescrite avant. Je dois dire que j’ai toujours cru que j’étais une fille méga giga incomprise, toujours triste et vachement lunatique. En même temps j’ai vécu toute mon adolescence en avalant ce truc chaque matin. Comment j’aurais pu croire que cette facette de moi venait de ces foutues (mais faiblement dosées attention : hum hum) hormones?
    Finalement, après mettre fait plaquer, triste comme jamais, limite dépressive. Je décide d’en arrêter avec la contraception, t’façon j’veux plus jamais d’hommes dans ma vie tralalère (LOL) et quelques temps plus tard : je revis ! Mais vraiment, pourtant, ce mec il n’avait pas quitté mes pensés, psychologiquement parlant, j’étais toujours au même stade, Mais j’allais mieux, j’étais plus sereine ! Finalement j’ai du reprendre un moyen de contraception, l’implant ce salaud (j’en parle en commentaire HC) qui m’a aussi fait redevenir complètement lunatique. Aujourd’hui plus de contraception ! C’est plus chiant de gérer avec mon homme, mais je me sens mieux dans mes baskets :)

  7. Vous m’avez convaincue de passer le cap, d’arreter la pilule ! J’en ai , sans exagérer, essayé une dizaine, à cause de saignements entre les règles, de l’acné, de la prise de poids … Je vais essayer sans rien , à l’ancienne, en calculant les jours où il faut pas … On verra bien !

    • Ohlala, la méthode ogino ça n’est pas du tout conseillé, c’est la meilleure façon de tomber enceinte ! Essaye au moins de te proteger avec le petit bout de latex.

      • Heu oui par contre je déconseille aussi cette méthode si tu ne veux vraiment pas tomber enceinte !! Il faut au moins une protection (préservatif, stérilet cuivre, éventuellement spermicide…) mais sinon compter les jours c’était la méthode de nos grands mères et ça n’a pas franchement fait ces preuves ^^ donc très mauvaise idée selon moi, tout comme la méthode du retrait, sachant qu’un mec peut balancer des spermatozoïdes tout au long du rapport bien avant qu’il éjacule !!

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